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Les jardins sont ouverts aux visiteurs de l’aube à la tombée de la nuit.

A cette période on peut visiter l’Amphithéâtre, le Temple de Sybille, le Temple Egyptien, le Bassin ainsi que les autres pavillons et les sculptures du parc.

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L’affiche culturelle française, Alain Le Quernec

L’affiche culturelle française
Alain Le Quernec
Galerie de Plein Air
13.07–01.09.2013
Commissaire: Michał Batory

Alain Le Quernec est un battant, tant dans la vie et dans le sport que dans l’art de l’affiche : la lutte est son élément. Il sait cependant que l’homme ne vaut pas grand-chose s’il ne lutte pas d’abord avec lui-même. Cette vérité, il la doit à Henryk Tomaszewski, le maître polonais de l’affiche. C’est dans l'atelier de ce dernier, à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, que Le Quernec fait un stage en 1972. Cette expérience le transforme en tant qu’artiste. Pour Tomaszewski, la liberté et la rigueur ne sont pas contradictoires. Elles ne le sont pas non plus pour Le Quernec. Ce dernier crée des images synthétiques et puissantes   grâce auxquelles il défend des causes importantes, qu’elles soient sociales ou politiques. Il  œuvre également en faveur d’un espace urbain plus harmonieux. La conception de ses affiches obéit à la raison et aux émotions, tout comme le rugby, sa deuxième passion. Il y excelle en 1972, lorsqu’il remporte le championnat de Pologne de rugby avec l’équipe d'AZS de Varsovie. Dans l’art de l’affiche aussi, il a remporté le titre de champion.

Alain Le Quernec (né en 1944 à Le Faouët, en Bretagne) est l’un des plus importants graphistes contemporains. De 1961 à 1965, il étudie à Paris, à l’Ecole supérieure des Arts plastiques Claude Bernard qu’il termine avec un diplôme d’enseignant en arts plastiques. Il s’intéresse parallèlement à la création graphique qu’il découvre en autodidacte. En 1971-72, il est stagiaire dans l’atelier de Henryk Tomaszewski, à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie. Il conçoit des affiches et des documents, réalise des dessins de presse consacrés essentiellement aux sujets sociaux, politiques et culturels. Il ne travaille jamais dans le domaine de la publicité. Lauréat de plusieurs prix prestigieux dans le cadre de concours internationaux d’affiches et de design graphique, dont la médaille d’or et la médaille d’argent (à deux reprises) à la Biennale internationale de l’affiche à Varsovie (2002 et 2008) et le Prix Jan Lenica (2009). Depuis 1990, il est membre de l’Alliance Graphique Internationale (AGI). Il vit et travaille à Quimper, en Bretagne.

 

L’école franco-polonaise des affiches

Il est difficile de s’imaginer l’affiche polonaise sans l’affiche française. Paris est incontestablement le berceau de ce media, à l’origine publicitaire, et devenu une œuvre artistique. Jules Chéret, maître de la lithographie, fut le premier à démontrer sa séduction visuelle : Paris perdit la tête à la vue de ses représentations de femmes appelées communément « chérettes ». Toulouse-Lautrec a porté à la perfection la synthèse des aplats de couleur, qui prouva la modernité de ce nouvel art. Cassandre, inventeur du concept d’« affiche-machine » a démontré que l’efficacité publicitaire allait de pair avec la vision de l’auteur…

Cependant, il est difficile de s’imaginer l’affiche française de la seconde moitié du XXe siècle sans l’influence certaine de l’affiche polonaise. Sa renommée dépassait la Seine grâce à la revue « Pologne », et à un cercle d’amateurs de plus en plus nombreux qui rapportaient des affiches au-delà du rideau de fer. Parmi ces amateurs se trouvaient Alain Le Quernec et Michel Bouvet, fascinés par le processus de création polonais, son absence de formalité et son libre dépassement des règles. Le Quernec fut un de ces graphistes qui, après un stage dans l’atelier de Henryk Tomaszewski à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, a radicalement transformé sa vision des formes de créations. Tomaszewski montra à l’affichiste français la projection et la transformation d’un thème donné dans la synthèse graphique. Celle-ci demandait une rigueur intellectuelle hors du commun, qui lui fit découvrir une liberté incomparable dans l’utilisation des moyens d’expression.

L’affiche, dans la conception des créateurs polonais, est un être à part, qui fond l’art mineur et l’art majeur, quand il est compris par les passants et comble les attentes esthétiques d’un spectateur dans une galerie. Cette dichotomie de l’affiche, Jan Lenica l’a comparé à un cheval qui souhaiterait voler. Ce qui lie les affichistes polonais et français est assurément la foi en son existence.

Katarzyna Matul

 
 

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